Bilan trimestriel · Sources officielles
Bilan T1 2026 : la rentrée des métiers de bouche — ouvertures et contrôles sanitaires
Pas moins de 25 372 ouvertures CHR au 1er trimestre 2026, 14 638 contrôles sanitaires et lecture par département, secteur et commune.
14 638
Inspections T1
25 372
Ouvertures SIRENE
16 944
Fermetures
1 007
Mises en demeure
6.9 % des contrôles
Le trimestre de la rentrée — créations record, contrôles en reprise
En CHR et commerces alimentaires, le premier trimestre obéit à un rythme qui lui est propre : reprises d'activité après les fêtes, signatures de bail au 1er janvier, reprises de fonds de commerce et créations de micro-structures. Au T1 2026, ce cycle se traduit par 25 372 immatriculations SIRENE— le volume le plus élevé observé sur l'année à ce stade, soit 21,9 % de plus qu'au T2 2026. Les fermetures restent significatives (16 944), mais le solde net atteint +8 428 établissements, nettement supérieur au +6 945 enregistré au trimestre suivant.
Côté sanitaire, la reprise est plus graduelle : 14 638 contrôles publiés sur Alim'confiance, en progression de 9,6 % vs le T4 2025 mais encore en deçà du pic estival du T2 (16 850 inspections). Les suites administratives restent majoritairement des avertissements (9 897), les mises en demeure ne représentant que 6.9 % des contrôles — contre 16.2 % au T2.
Ce bilan s'appuie exclusivement sur des données publiques : le répertoire SIRENE de l'INSEE pour les créations et cessations d'activité, et Alim'confiance pour les résultats d'hygiène, avertissements et mises en demeure. Seuls les établissements ayant autorisé la diffusion ouverte à la prospection sont inclus — un gage de conformité RGPD pour toute réutilisation commerciale des fichiers.
Pour une exploration interactive, parcourez la cartographie départementale ou les fiches secteur comme la restauration traditionnelle.
Évolution mensuelle T1 2026
Ouvertures SIRENE, fermetures et contrôles sanitaires publiés
- Ouvertures
- Fermetures
- Inspections
Janvier tire la création nette — un profil différent du T2
La courbe mensuelle dessine un profil typique de début d'année : 10 226 ouvertures en janvier, puis 7 129 en février et 8 017 en mars. Ce front-loaded pattern correspond aux reprises post-fêtes, aux cessions-reprises et aux créations liées aux échéances de bail — un phénomène absent du T2, où avril-juin répartissent les flux de façon plus homogène autour de la préparation estivale.
Les créations se concentrent dans la restauration rapide (5 753 ouvertures), l' hébergement et l'alimentaire de proximité (supermarchés & épiceries). La restauration traditionnelle, elle, peine à convertir ses ouvertures en solde positif (2 158 créations pour 2 578 fermetures) : le T1 accentue les sorties de parc des établissements fragilisés en fin d'exercice comptable.
Pour les acteurs B2B, ce trimestre constitue la fenêtre la plus dense de l'année pour repérer les nouvelles adresses : +8 428 établissements nets en trois mois, à comparer au rythme plus modéré du T2 (+6 945).
Ouvertures vs fermetures par secteur (top 6)
Flux SIRENE au T1 2026
- Ouvertures
- Fermetures
Contrôles sanitaires : reprise progressive, pas encore le pic estival
Avec 14 638 inspections publiées, le T1 2026 marque une remontée par rapport au T4 2025 (13 357 contrôles) mais reste inférieur au T2 (16 850). Mars porte la hausse de fin de trimestre (5 693 inspections), signe avant-coureur des campagnes pré-estivales — phénomène qui explose ensuite en juin au T2.
Ce décalage entre créations (maximales au T1) et contrôles (maximaux au T2) est structurel : les nouvelles adresses immatriculées en janvier-mars ne sont pas toutes contrôlées immédiatement ; une partie le sera au cours des mois suivants, une fois l'activité stabilisée.
Courbe des inspections sanitaires
Contrôles Alim'confiance publiés par mois
Après l'hiver, le redémarrage — T1 2026 face au T4 2025
Comparé au T4 2025 — trimestre marqué par les fermetures de fin d'année et une activité DDPP plus contenue — le T1 affiche +1 281 inspections supplémentaires (9,6 %). Côté SIRENE, l'écart est encore plus net : 25 372 ouvertures contre un rythme hivernal nettement plus faible au trimestre précédent.
Ce rebond printanier ne préjuge pas pour autant du T2 : au printemps-été, les contrôles accélèrent (15,1 % d'inspections entre T1 et T2), tandis que les créations nettes ralentissent. Le T1 sert donc surtout de base d'approche commerciale ; le T2, de base de conformité sanitaire.
Volume vs intensité : deux cartes des contrôles
En nombre absolu, Paris (75) domine avec 1 060 inspections — un effet de masse lié à la taille du parc parisien. Les métropoles régionales (Bouches-du-Rhône, Nord, Rhône, Alpes-Maritimes) suivent, comme au T2, mais avec des volumes inférieurs de 5 à 15 % selon les territoires.
La lecture change lorsque l'on rapporte les contrôles au parc actif : des départements moins denses comme la Haute-Marne affichent des taux de passage bien plus élevés au prorata. L' index départemental permet de basculer entre ces deux grilles de lecture.
Top 10 départements par volume d'inspections
Nombre brut de contrôles sanitaires publiés au T1 2026
Haute-Marne : l'intensité de contrôle la plus forte du T1
Normalisé à 1 000 établissements actifs (minimum 500), Haute-Marne affiche 33,4 inspections au T1 — un niveau comparable au T2 (32,16 / 1 000), confirmant une vigilance DDPP soutenue sur ce territoire au-delà de la seule saison estivale.
Hautes-Alpes (05) et d'autres départements ruraux ou semi-ruraux se situent dans le même registre, autour de 29,31 contrôles pour 1 000 établissements. À l'inverse, les très grands parcs urbains affichent des taux modérés malgré des volumes bruts élevés — un piège classique lors de l'analyse territoriale.
Top 10 départements par taux de contrôle
Inspections pour 1 000 établissements actifs (min. 500 établissements)
Artisans alimentaires et restauration : les secteurs sous surveillance
La Restauration traditionnelle reste le secteur le plus inspecté (3 824 contrôles), devant la restauration rapide et la boulangerie-pâtisserie. Ce trio concentre l'essentiel de l'activité DDPP, avec une distribution proche de celle observée au T2 — signe d'une priorisation réglementaire stable dans le temps.
L'écart se creuse au prorata : boucherie-charcuterie (49,34 / 1 000) et boulangerie (40,78 / 1 000) restent les plus visités relativement à leur parc, loin devant l'hébergement ou la grande distribution — secteurs moins exposés aux risques microbiologiques immédiats.
Inspections et mises en demeure par secteur
Classement par volume de contrôles T1 2026
- Inspections
- Mises en demeure
Secteurs les plus inspectés au prorata du parc
Taux d'inspection pour 1 000 établissements actifs
Peu de mises en demeure, beaucoup d'avertissements
Le T1 se distingue par un profil de suites administratives plus « doux » que le T2 : 1 007 mises en demeure (6.9 % des contrôles) contre 2 727 au trimestre suivant (16.2 %). Les avertissements, eux, représentent la majorité des suites (9 897 événements) — signal d'écarts corrigeables sans escalade immédiate.
Paris cumule le plus de mises en demeure (63), essentiellement par effet de volume. Côté secteur, la restauration traditionnelle reste la plus exposée (258 MED), mais le ratio reste contenu par rapport au T2 où la pression sanitaire estivale accentue les manquements constatés.
Top 10 départements par mises en demeure
Suites administratives émises à l'issue d'un contrôle
Paris en tête, métropoles régionales au suivi
Paris concentre 1 043 inspections — soit 7,1 %du total national sur trois mois. Marseille, Lyon, Nice et Toulouse complètent le peloton, avec des écarts plus faibles entre elles qu'au T2 où la pression estivale accentue les disparités littorales.
Pour un restaurateur ou un artisan local, ces classements communaux servent moins de prédiction qu'indicateur de densité : plus une commune compte de commerces alimentaires, plus le volume publié sur Alim'confiance est mécaniquement élevé.
Top 12 villes par volume d'inspections
Communes avec le plus de contrôles publiés au T1 2026
Notes d'hygiène : un bilan globalement favorable
92.6 % des 14 638 contrôles affichent « Satisfaisant » ou « Très satisfaisant ». Les mentions « À améliorer » (1 006) et « À corriger de manière urgente » (74, soit 0,5 %du total) restent minoritaires — mais chaque cas urgent recouvre un risque opérationnel immédiat pour l'exploitant concerné.
Ces notes proviennent du dernier contrôle publié sur la période ; elles ne reflètent pas nécessairement l'état au moment exact de l'ouverture pour les établissements créés en fin de trimestre. Pour une lecture sectorielle continue, voir boulangerie-pâtisserie ou boissons, caves & bars.
Répartition des niveaux d'hygiène (contrôles T1)
Notes attribuées lors des inspections publiées au trimestre
Exploiter le T1 : prospection d'abord, conformité ensuite
Le premier trimestre 2026 confirme son rôle de « trimestre chasseur » : créations record, solde net élevé (+8 428), fichiers SIRENE riches en nouvelles adresses. Le T2, qui suit, bascule la focalisation vers la conformité sanitaire avec davantage de contrôles et un taux de mises en demeure plus élevé. Anticiper cette séquence — repérer au T1, sécuriser au T2 — est un levier concret pour les équipes commerciales et qualité.
Le CSV établissements est disponible ci-dessous ; activez une veille par département ou secteur, et comparez avec le bilan T2 2026pour mesurer l'évolution semestrielle de votre périmètre.
Bilan T1 2026 — Fichier CSV établissements
Ouvertures et contrôles sanitaires du trimestre — une ligne par établissement
Aperçu des données
5 établissements affichés| Nom | Secteur | Ville | Événement T1 | Hygiène | Inspection | Création |
|---|---|---|---|---|---|---|
| DRACS | Restauration traditionnelle | PERPIGNAN | Ouverture | Satisfaisant | 06/08/2026 | 01/03/2026 |
| NEW DELHI | Restauration traditionnelle | SABLE-SUR-SARTHE | Ouverture | Satisfaisant | 06/08/2026 | 06/01/2026 |
| CIVUEN | Restauration rapide | NEUVIC | Ouverture | Très satisfaisant | 05/08/2026 | 31/03/2026 |
| RIVA FOOD | Restauration rapide | AIX-EN-PROVENCE | Ouverture | Très satisfaisant | 05/08/2026 | 20/03/2026 |
| T.N.C HOTEL LE TANARGUE | Hébergement | VALGORGE | Ouverture | Satisfaisant | 05/08/2026 | 12/02/2026 |
+39 433 établissements dans le fichier complet
- Tous les établissements avec ouverture ou contrôle sanitaire au T1 2026
- SIRET, adresse, secteur, NAF, forme juridique, coordonnées GPS
- Notes d'hygiène, date et contexte d'inspection, suites sanitaires
- Colonne « Événement T1 » : Ouverture, Contrôle ou les deux
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Acheter le CSVQuestions fréquentes
- Quelle période couvre ce bilan T1 2026 ?
- Du 1er janvier au 31 mars 2026 inclus. Les ouvertures et fermetures suivent la date SIRENE ; les inspections sanitaires, la date de publication sur Alim'confiance.
- Pourquoi le T1 affiche-t-il plus d'ouvertures que le T2 ?
- Le premier trimestre concentre traditionnellement les reprises post-fêtes, renouvellements de bail au 1er janvier et reprises de fonds de commerce. Au T1 2026, nous recensons 25 372 ouvertures contre 20 806 au T2 — un écart structurel, pas une anomalie statistique.
- Pourquoi moins de mises en demeure qu'au T2 ?
- Au T1, les suites administratives sont majoritairement des avertissements (9 897). Les mises en demeure ne représentent que 6,9 % des contrôles, contre 16,2 % au T2 où la pression estivale accentue les manquements constatés. Ce n'est pas un signe de moindre vigilance, mais de profil de contrôle différent.
- Paris est-il le département le plus contrôlé au prorata ?
- Non. Paris domine en volume brut (1 060 inspections au T1) grâce à la taille de son parc, mais des départements comme la Haute-Marne affichent un taux bien plus élevé rapporté à 1 000 établissements actifs (33,4 / 1 000 au T1).
- Comment télécharger le dataset complet de l'étude ?
- Le CSV établissements (SIRET, adresses, notes d'hygiène, colonne « Événement T1 ») est disponible via le bloc en bas d'article. Un aperçu de 5 lignes est affiché ; le téléchargement intégral s'effectue après achat.
- Ces chiffres sont-ils comparables aux statistiques INSEE brutes ?
- Notre périmètre cible les métiers de bouche et CHR (mapping NAF), avec exclusion des secteurs non indexés sur le site public sauf établissements inspectés. Les totaux INSEE « tous secteurs confondus » seront donc différents.