Métiers de Bouche Data

Bilan trimestriel · Sources officielles

Bilan T2 2026 : ouvertures, fermetures et inspections sanitaires des métiers de bouche

Panorama national du 2e trimestre 2026 : 16 850 contrôles sanitaires, 20 806 ouvertures CHR, classements par département, secteur et ville.

·Période : 2026-04-01 → 2026-06-30·907 112 établissements actifs suivis

16 850

Inspections T2

20 806

Ouvertures SIRENE

13 861

Fermetures

2 727

Mises en demeure

16.2 % des contrôles

Méthodologie : Établissements CHR et commerces alimentaires recensés dans SIRENE avec diffusion ouverte à la prospection (INSEE), croisés aux contrôles sanitaires publiés sur Alim'confiance (DGAL). Période calendaire T2 2026 (1er avril – 30 juin 2026).

Introduction — Un trimestre dynamique pour la filière CHR

Le deuxième trimestre 2026 confirme la bonne santé des métiers de bouche en France. Entre le 1er avril et le 30 juin, 20 806 nouvelles immatriculations SIRENE ont été recensées dans notre périmètre CHR et commerces alimentaires, contre 13 861 fermetures — soit un solde net de +6 945 établissements. Parallèlement, les services vétérinaires et la DGAL ont publié 16 850 contrôles sanitaires sur la plateforme Alim'confiance, en hausse de 15,1 % par rapport au T1 2026.

Ce bilan s'appuie exclusivement sur des données publiques : le répertoire SIRENE de l'INSEE pour les créations et cessations d'activité, et Alim'confiance pour les résultats d'hygiène, avertissements et mises en demeure. Seuls les établissements ayant autorisé la diffusion ouverte à la prospection sont inclus — un gage de conformité RGPD pour toute réutilisation commerciale des fichiers.

Au-delà des chiffres bruts, cet article croise volumes, intensités de contrôle et dynamiques sectorielles pour aider les professionnels, consultants et marques à lire le paysage concurrentiel du trimestre. Pour explorer les données par territoire, consultez notre cartographie départementale ou le détail par secteur sur la page restauration traditionnelle.

Évolution mensuelle T2 2026

Ouvertures SIRENE, fermetures et contrôles sanitaires publiés

  • Ouvertures
  • Fermetures
  • Inspections

Ouvertures et fermetures : la restauration rapide domine

Avril a marqué le rythme le plus soutenu du trimestre avec 8 438 ouvertures recensées, un pic saisonnier classique en amont de la haute saison touristique. Mai et juin affichent respectivement 6 334 et 6 034 créations, traduisant un ralentissement mécanique après le rush printanier, sans remettre en cause la tendance nette positive du trimestre.

Côté secteurs, la restauration rapide domine le volume d'ouvertures avec 5 388 créations, devant l' hébergement et les supermarchés et épiceries. À l'inverse, la restauration traditionnelle affiche un solde légèrement négatif (1 780 ouvertures pour 2 011 fermetures), signe d'une consolidation du parc après plusieurs années de densification urbaine.

Les fermetures restent inférieures aux ouvertures dans la majorité des départements métropolitains. Ce différentiel positif de 6 945 établissements sur le trimestre traduit une filière qui continue de s'élargir, même si la pression concurrentielle et les coûts d'exploitation pèsent sur certains modèles économiques — en particulier la restauration de plein service.

Ouvertures vs fermetures par secteur (top 6)

Flux SIRENE au T2 2026

  • Ouvertures
  • Fermetures

16 850 inspections sanitaires publiées au T2 2026

Les contrôles sanitaires publiés sur Alim'confiance totalisent 16 850 événements sur la période, contre 14 638 au premier trimestre. Juin concentre le plus fort volume mensuel (6 597 inspections), probablement lié aux campagnes estivales de vérification avant l'afflux touristique.

Courbe des inspections sanitaires

Contrôles Alim'confiance publiés par mois

T2 2026 vs T1 2026 : accélération des contrôles

Le passage du premier au deuxième trimestre se traduit par une intensification mesurable de l'activité de contrôle : 14 638 inspections publiées au T1 contre 16 850 au T2, soit une progression de 15,1 %. Cette dynamique s'inscrit dans la préparation estivale des établissements recevant du public — restaurants de plage, glaciers, hôtels-restaurants et commerces de bouche des zones touristiques.

Côté immatriculations, le solde net reste positif sur les deux trimestres, mais le T2 bénéficie d'un effet de base différent : les ouvertures de janvier-mars incluent traditionnellement les reprises post-fêtes et les créations liées aux renouvellements de bail au 1er trimestre. Le T2, lui, reflète davantage les implantations liées à la saison estivale et aux franchises de restauration rapide en expansion.

Pour les décideurs, l'enseignement est double : anticiper une pression de contrôle accrue en été dans les zones à fort flux touristique, et capitaliser sur le flux d'ouvertures dans la restauration rapide et l'hébergement pour alimenter les pipelines commerciaux B2B — équipements, emballages, solutions digitales ou ingrédients.

Quels départements ont le plus contrôlé ?

En volume brut, Paris (75) arrive largement en tête avec 1 133 inspections, soit 6,7 % du total national. Ce classement reflète avant tout la densité du tissu économique : la capitale compte 70 512 établissements CHR actifs dans notre base.

Les Bouches-du-Rhône, le Nord, le Rhône et les Alpes-Maritimes complètent le podium des départements les plus inspectés, confirmant la corrélation entre attractivité touristique, densité urbaine et volume de contrôles publiés. Pour une vue détaillée département par département, notre index national propose les KPIs actualisés quotidiennement.

Top 10 départements par volume d'inspections

Nombre brut de contrôles sanitaires publiés au T2 2026

Contrôles rapportés à la taille du parc : la Haute-Marne en tête

Normaliser par la taille du parc d'établissements actifs change radicalement la lecture. Sur le T2 2026, Haute-Marne affiche le taux le plus élevé avec 32,16 inspections pour 1 000 établissements (seuil minimum de 500 établissements actifs). Ce type d'indicateur est précieux pour comparer des territoires de tailles très différentes — Paris, par exemple, reste en milieu de peloton au prorata malgré son volume brut record.

Eure-et-Loir (28) et plusieurs départements de taille modeste mais très actifs côté DDPP se situent également au-dessus de la moyenne nationale, autour de 30,24 contrôles pour 1 000 établissements. Ces écarts traduisent des priorités locales de contrôle, la saisonnalité touristique ou encore la structure du tissu économique (artisans alimentaires vs restauration collective).

Top 10 départements par taux de contrôle

Inspections pour 1 000 établissements actifs (min. 500 établissements)

Secteurs les plus inspectés : restauration, boulangerie et boucherie

La Restauration traditionnelle concentre à elle seule 4 349 inspections, soit environ un quart du total trimestriel. Viennent ensuite la restauration rapide (4 020 contrôles) et la boulangerie-pâtisserie (3 045 contrôles).

Au prorata du parc, ce sont la boucherie-charcuterie (58,21 / 1 000) et la boulangerie (46,09 / 1 000) qui affichent les intensités de contrôle les plus fortes — cohérent avec les exigences sanitaires sur les denrées animales et les produits de consommation immédiate. À l'autre extrémité, l'hébergement et la grande distribution présentent des taux bien plus faibles, liés à la nature différente de leurs activités réglementées.

Inspections et mises en demeure par secteur

Classement par volume de contrôles T2 2026

  • Inspections
  • Mises en demeure

Secteurs les plus inspectés au prorata du parc

Taux d'inspection pour 1 000 établissements actifs

2 727 mises en demeure et 9 927 avertissements

Sur l'ensemble des contrôles publiés au T2, 2 727 ont donné lieu à une mise en demeure (16.2 %), et 9 927 à un simple avertissement. Une mise en demeure n'implique pas une fermeture administrative immédiate : elle formalise un délai de mise en conformité après constat de manquements.

Paris enregistre le plus grand nombre de mises en demeure (147), suivie par les départements à fort volume d'inspections. La restauration traditionnelle cumule 777 mises en demeure, devant la restauration rapide et la boulangerie — trois secteurs où la marge de progression sanitaire a un impact direct sur l'exploitation quotidienne.

Top 10 départements par mises en demeure

Suites administratives émises à l'issue d'un contrôle

Les villes les plus contrôlées du trimestre

Au niveau communal, Paris domine avec 1 114 inspections publiées, confirmant le poids écrasant de l'agglomération parisienne. Marseille, Lyon, Nice et Toulouse figurent également dans le top national — des métropoles où la concentration de restaurants, bars et commerces alimentaires génère mécaniquement plus de passages des services de contrôle.

Pour les professionnels locaux, ces classements sont une boussole : un taux de contrôle élevé dans une commune peut signaler une activité DDPP soutenue, utile à anticiper pour la conformité HACCP et la préparation aux visites inopinées.

Top 12 villes par volume d'inspections

Communes avec le plus de contrôles publiés au T2 2026

Bilan des niveaux d'hygiène

Sur les 16 850 contrôles publiés, 82.8 % affichent une note « Satisfaisant » ou « Très satisfaisant ». Les établissements « À améliorer » représentent 2 725 contrôles, et 176 ont reçu la mention « À corriger de manière urgente » — un niveau faible en proportion (1,0 %) mais critique opérationnellement pour les exploitants concernés.

Ces résultats doivent être lus secteur par secteur : un bar-tabac n'a pas les mêmes exigences qu'une boucherie ou un laboratoire de transformation. Nos pages sectorielles détaillent les répartitions en continu — par exemple sur boulangerie-pâtisserie ou boissons, caves et bars.

Répartition des niveaux d'hygiène (contrôles T2)

Notes attribuées lors des inspections publiées au trimestre

Perspectives et comment exploiter ces données

Le T2 2026 dessine une filière en expansion modérée (+6 945 établissements nets) soumise à une surveillance sanitaire soutenue (+15.1% d'inspections vs T1). Pour les équipes commerciales, les créations nettes dans la restauration rapide et l'hébergement représentent des cibles d'approche prioritaires ; pour les services qualité, les secteurs à forte intensité de contrôle (boucherie, boulangerie) appellent une veille réglementaire renforcée.

Notre plateforme met à jour ces données quotidiennement via les flux SIRENE et Alim'confiance. Vous pouvez souscrire à une veille par département ou par secteur, ou acquérir ci-dessous le fichier CSV établissements de cette étude.

Dataset d'étude · T2 2026

Bilan T2 2026 — Fichier CSV établissements

Ouvertures et contrôles sanitaires du trimestre — une ligne par établissement

36 769 établissements

Aperçu des données

5 établissements affichés
NomSecteurVilleÉvénement T2HygièneInspectionCréation
MAISON DELORMEBoucherie-charcuterieMILLY-LA-FORETOuvertureTrès satisfaisant31/07/202605/06/2026
CAFE DE LA PRESQU'ILEBoissons, caves et barsAMBIALETOuvertureTrès satisfaisant31/07/202628/04/2026
LE BISTRO NOMAD'Restauration rapideBISCHHEIMOuvertureTrès satisfaisant31/07/202601/04/2026
LUCKY HAPPYRestauration rapidePARISOuvertureTrès satisfaisant29/07/202604/04/2026
LA CABANE GOURMANDERestauration rapideFLEURYOuvertureTrès satisfaisant28/07/202609/06/2026

+36 764 établissements dans le fichier complet

Fichier CSV établissements
  • Tous les établissements avec ouverture ou contrôle sanitaire au T2 2026
  • SIRET, adresse, secteur, NAF, forme juridique, coordonnées GPS
  • Notes d'hygiène, date et contexte d'inspection, suites sanitaires
  • Colonne « Événement T2 » : Ouverture, Contrôle ou les deux
  • Format CSV UTF-8 compatible Excel, Google Sheets, Power BI, ...

10€TTC · paiement unique

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Sources INSEE & Alim'confianceMis à jour : 08/08/2026

Questions fréquentes

Quelle période couvre ce bilan T2 2026 ?
Ce bilan porte sur le deuxième trimestre calendaire 2026, du 1er avril au 30 juin 2026 inclus. Les ouvertures et fermetures sont comptées à la date SIRENE (création ou fermeture d'établissement). Les inspections sanitaires sont datées du jour du contrôle publié sur Alim'confiance.
Quelles sources de données sont utilisées ?
Les immatriculations et fermetures proviennent du répertoire SIRENE (INSEE, open data). Les contrôles sanitaires, notes d'hygiène, avertissements et mises en demeure proviennent d'Alim'confiance (DGAL, Ministère de l'Agriculture). Seuls les établissements ayant activé la diffusion ouverte à la prospection dans SIRENE sont inclus.
Pourquoi Paris arrive en tête des contrôles sans être le département le plus « contrôlé » au prorata ?
Le volume brut de contrôles reflète la taille du parc d'établissements : Paris concentre 70 512 commerces alimentaires et CHR actifs. Le taux de contrôle (inspections pour 1 000 établissements) normalise cette densité et met en avant des départements moins peuplés mais très actifs côté DDPP, comme la Haute-Marne sur ce trimestre.
Une mise en demeure signifie-t-elle une fermeture ?
Non. Une mise en demeure est une suite administrative émise à l'issue d'un contrôle lorsque des manquements ont été constatés. L'établissement peut corriger la situation dans le délai imparti. Notre comptage recense les contrôles du trimestre ayant abouti à une mise en demeure, pas les fermetures administratives.
Comment télécharger le dataset complet de l'étude ?
Le fichier CSV établissements (SIRET, adresses, notes d'hygiène, événement T2) est disponible via le bloc en bas d'article. Un aperçu de 5 lignes est affiché ; le téléchargement intégral s'effectue après achat.
Ces chiffres sont-ils comparables aux statistiques INSEE brutes ?
Notre périmètre cible les métiers de bouche et CHR (mapping NAF), avec exclusion des secteurs non indexés sur le site public sauf établissements inspectés. Les totaux INSEE « tous secteurs confondus » ou incluant les établissements non diffusables seront donc différents. Pour une comparaison équitable, utilisez toujours la même base méthodologique.